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Maubeuge

    Prise et saccagée 16 fois du IXe au XXe siècle, Maubeuge vit un dernier destin tragique en 1940, année où la ville est rasée à 90% par des incendies à la main. Acquise en 1678 par le traité de Nimègue, Maubeuge évolue aux abords de la Sambre.

Maubeuge est la seule ville des Hauts-de-France dont les remparts sont dédiés à la protection et l’éducation animale. Le Zoo de Maubeuge, c’est 60 espèces différentes et plus de 300 animaux qui occupent 7 hectares du site fortifié. La ville bénéficie d’un patrimoine qu’il est nécessaire de conserver et de valoriser, par son histoire, sa mémoire et son architecture. Les remparts, fortifications, ou citadelles du territoire sont construits sur une logique certaine. Il faut plonger à l’origine de ces monuments historiques pour comprendre les enjeux de ces constructions spécifiques.


Le relief dans une ville fortifiée fait partie intégrante de l’architecture. Bastions, traverses, casemates, embrasures, fronts, fourneaux, souterrains, contre-mines, chemins couverts, contre-enfilades… rien n’est laissé au hasard. L'association Renaissance Vauban et le Musée du Corps de Garde, oeuvrent à transmettre cette histoire de la poliorcétique sur Maubeuge. Les bénévoles s'investissent bénévolement depuis près de 50ans, dans la rénovation et la conservation de la mémoire de Maubeuge et de ses remparts. Des travaux de restauration, en collaboration avec la collectivité sont mis en place. En 2019 par exemple, la restauration des pilastres de la porte du côté du corps de garde a été inauguré.  Ouvert 2 dimanches par mois, le musée conserve sous sa superbe charpente ancienne, des objets collectés au fil du temps, témoignant de l’histoire militaire et des fortifications de Maubeuge. A l’étage, un parquet d’époque fera chavirer le cœur des amoureux du XVIIème siècle. Au rez-de-chaussée, le plan relief du XIXème siècle permet de comprendre l’organisation des fortifications et la géométrie de la construction. Les images exposées tout autour, témoignent de l’évolution de l’espace fortifié, dont la première enceinte date du XIIème siècle. Pour le centenaire de la Première Guerre Mondiale, une exposition retraçait l’arrivée des troupes anglaises, du Général Matheson, à Maubeuge.


En face du musée, de l’autre côté du pont dormant, la Porte de Mons est une porte monumentale. Elle a été réalisée en 1682. Il subsiste 15 portes monumentales de ce style en France, comme à Arras et Lille. La ville ayant été incendiée par les Allemands le 19mai 1940, les fortifications visibles aujourd’hui sont pour la plupart celles qui ont été reconstruites par l’architecte en chef de la reconstruction, en 1950, André Lurçat. La Sambre passait à une époque, sous les remparts de Maubeuge. Le batardeau toujours présent, surélevé de sa dame, en est la preuve. Les rampes d’accès d’artillerie, qui permettaient aux machines traînées par les chevaux de grimper sur les plateformes de tirs, sont toujours visibles.

Au XVIIème siècle, Vauban apporte ses connaissances en faveur de la ville fortifiée. Il y installe son système d’écluses et des casernes pour améliorer la défense de la ville et la vie des soldats. A la fin du XIXème siècle, Séré de Rivières continue le travail de Vauban et vient réaménager les fortifications de Maubeuge. Le camp retranché pouvait alors accueillir jusqu’à 50 000 hommes. Cette capacité a d’ailleurs permis au général Joseph Anthelme Fournier de tenir les allemands éloignés durant 15 jours, les faisant ainsi perdre la bataille de la Marne… À environ 6 km, une ceinture de fort de type Séré de Rivières est créée après la défaite de 1870.
Face à l’Office de Tourisme, installé sous la porte monumentale, une oeuvre commémorative se dresse sur la place. Celle-ci rend hommage aux combattants de la bataille de Wattignies (Wattignies-la-Victoire) du 15 et 16 octobre 1793. Elle célèbre la victoire française, conduite par Carnot, Jourdan et Duquesnoy, face aux Autrichiens.

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